Plénière spéciale pour la sécurité routière

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Elle s’est tenue le mardi 23 mars 2021 en présence du ministre d’État, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, du ministre des Transports (MINT), du ministre des Travaux Publics (MINTP), du ministre de la Santé Publique (MINSANTE) et du secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé de la Gendarmerie (SED.)

Cette plénière a été organisée par le Réseau Parlementaire pour la Sécurité routière indigné par la résurgence des accidents de la circulation dans la région de l’Ouest et présidée par le Vice-président de l’Assemblée. Pendant près de six heures, les différents membres du Gouvernement, impliqués plus ou moins dans la sécurité routière, ont fait une présentation des dispositions prises dans leur domaine de compétences pour assurer la sécurité des Camerounais sur la route. C’est ainsi qu’à tous seigneurs, tous honneurs, le MINT dont le département ministériel a la charge de la prévention et de la sécurité routière a été le premier à exposer devant les membres des deux chambres du Parlement.

Des avancées notables en matière de sécuritéroutièreau Cameroun

L’intervention du MINT s’est axée sur l’état de la législation, la politique du Gouvernement en matière de prévention et sécurité routières y compris, les mesures prises et envisagées pour faire face à la problématique des accidents au Cameroun. Selon lui, le rapport global de sécurité routière dans le monde indique que les accidents de la circulation routière causent 1,2 million de morts et 50 millions de blessés chaque année. Et plus de 90% des décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire à l’instar du Cameroun, où, d’après l’étude faite par le Cabinet « CYSCOM » sur l’impact des mesures de sécurité routière mises en place au Cameroun et les statistiques des accidents de la circulation routière de la Gendarmerie Nationale de 2018 et 2019, l’on a enregistré en 2011, 3525 accidents et 1588 tués et en 2019, 1533 accidents et 627 tués. La principale cause de ces accidents est l’excès de vitesse qui représente 35%. Il est ainsi revenu sur les différentes réformes entreprises dans le secteur des transports au Cameroun concernant précisément la réforme des titres de transports à savoir le Permis de conduire, le certificat d’immatriculation des véhicules, la vignette de visite technique automobile sécurisée. Ces réformes ont permis au Cameroun d’enregistrer des avancées considérables qui s’illustrent par la baisse du nombre de morts par an sur les routes. C’est ainsi qu’en août 2018, sur la base des avancées considérables effectuées en matière de sécurité routière due à cet arrimage, le Cameroun a été le premier pays, suivi de l’Ouganda, a bénéficié du programme « Road Safety performance review » du système des Nations Unies pour la sécurité routière.


Face à la résurgence des accidents dans la région de l’Ouest, le ministre des Transports a présenté aux élus de la nation la batterie de mesures qu’il a prises pour stopper ceux-ci. Il s’agit notamment de l’interdiction de la surcharge, de l’utilisation fantaisiste des ampoules par les automobilistes, du port du masque de protection dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie de la COVID-19.
Ces différentes présentations ont suscité de nombreuses questions des parlementaires relatives pour la plupart à la vérification de l’authenticité des titres de transports, de l’état des routes, des contrôles routiers, de la prise en charge des accidentés sur les différents axes par les équipes médicales et de la responsabilité pénale du Gouvernement dans ces accidents.

Les recommandations fermes


Cependant, les parlementaires ont félicité les membres du Gouvernement à l’instar du Ministre des Transports sur les avancées enregistrées dans le cadre de la sécurité routière au Cameroun et ont émis une série de recommandations à l’instar de : améliorer la qualité d’entretien du réseau routier ; aménager davantage les aires de stationnement en agglomération et créer des aires de repos sur les grands axes routiers ; renforcer les capacités et les plateaux techniques des hôpitaux de district le long des axes accidentogènes ; mettre en place les mécanismes de prise en charge psychologique des victimes et de leur famille; réguler de manière effective le mode de transport par mototaxi afin de favoriser son encadrement et son accompagnement ; prendre des textes spécifiques sur la circulation des gros porteurs en zone urbaine et sur les axes routiers et les conducteurs de ce type de véhicules à l’origine des accidents routiers ; renforcer sur le plan juridique les textes régissant les voyages de nuit, la durée maximale de conduite continue autorisée.

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