La voie ferrée Belabo-N’gaoundere en cours de modernisation

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C’est la substance de l’atelier de validation de l’étude de faisabilité pour le renouvellement de la ligne ferroviaire entre Belabo et Ngaoundéré présidé par le ministre ds Transports (Mint), Jean Ernest Masséna NGALLE BIBEHE le 06 mars dernier à Yaoundé.

Le renouvellement de cet itinéraire du chemin de fer camerounais, dont la construction date de 1974 rentre dans le cadre du Programme Quinquennal n°2 des investissements de la convention de concession de l’activité ferroviaire.
Cette activité qui vise la préservation du patrimoine existant et son extension, vient répondre à un besoin réel de transport de marchandises et de voyageurs, tel que prévu dans les projections de trafic du réseau. Sachant à la base que l’infrastructure camerounaise de transport ferroviaire comprend 1 100 km de voie ferrée et dont 900 Km environ restent effectivement exploités, la modernisation de ses différentes portions, qui est l’un des objectifs majeurs du Plan Directeur ferroviaire national, va contribuer de manière significative à l’intégration régionale, dans la perspective du prolongement du chemin de fer camerounais au Tchad et à d’autres pays voisins.
Les études de faisabilité et d’avant-projet sommaire (APS) pour le renouvellement de la ligne ferroviaire entre Belabo et Ngaoundéré ont été menées par le consultant espagnol TYPSA et ont bénéficié du financement de l’Union européenne via la Banque européenne d’investissement d’un montant d’un peu plus de 360 millions Fcfa (550 000 euros). Elles sont incontestablement consistées d’une étude de faisabilité visant à vérifier la pertinence de l´investissement envisagé et d’une étude d´avant-projet sommaire permettant de valider les caractéristiques techniques des investissements pour le projet, ainsi que d’une estimation des coûts dudit projet. Bref, il s’agit de la présentation des contours techniques et financiers du projet à réaliser.
Il sera exactement question ici de changer le rail en passant de 36 kilogrammes à 54 kilogrammes, de remplacer les traverses en bois par les bi-blocs en béton, d’améliorer les ballasts soutenant la voie et autres ouvrages d’art.
Dans son propos liminaire, le Mint n’a pas manqué l’occasion d’adresser sa gratitude aux partenaires financiers et techniques qui ont accompagné le Cameroun dans cette phase tout en leur demandant de se mobiliser davantage dans la phase de réalisation afin de faciliter la mobilisation des financements.
Pour Jean Ernest Masséna NGALLE BIBEHE, l’intérêt économique de ce projet n’est plus à démontrer aux opérateurs économiques camerounais et des pays sans littoral. Il convient de citer dans ce registre, l’exploitation imminente des minerais dans la région de l’Adamaoua qui va solliciter davantage le chemin de fer, et le projet de prolongement de la ligne ferroviaire vers le Tchad, dont la phase d’études de faisabilité est en cours de contractualisation.
Au terme des travaux, une série de recommandations a été adoptée. Il s’agit, entre autres, pour le consultant de prendre en compte dans l’analyse financière, le schéma institutionnel et contractuel Etat/CAMRAIL ; de prendre en compte les projets routiers dans les prévisions de trafic et de présenter toutes les hypothèses ayant conduit aux résultats de l’étude conformément aux termes de référence (TDR.) Pour le MINT, il faudra accélérer le processus de démarrage effectif des travaux afin de permettre la réduction des coûts actuels de maintenance et l’amélioration de la compétitivité de l’exploitation.


En clôturant cet atelier de validation de l’étude de faisabilité pour le renouvellement de la ligne ferroviaire entre Belabo et Ngaoundéré, le Mint a relevé que les recommandations susmentionnées, formulées dans le cadre de cet atelier feront l’objet d’un suivi particulier dans la mise en œuvre des prochaines étapes du projet.

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