« La vie n’a pas de prix et le Covid-19 nous impose un rythme de fonctionnement qui doit être respecté par tous les opérateurs du secteur des transports. » dixit Jean Ernest Masséna NGALLE BIBEHE, Ministre des Transports

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1- Excellence, vous avez rendu publique un ensemble de mesures danslecadrede l’implémentationdesdirectives du gouvernement dans la lutte contre le COVID 19. Ces mesures qui confrontent les acteurs du secteur des transports à un nouveau mode de fonctionnement sont-elles applicables ?

Merci pour l’opportunité que vous me donnez de revenir sur les mesures prises par le ministère des Transports pour lutter efficacement contre le COVID-19. Il faut noter ici que, dans les 13 mesures rendues publiques par le Premier ministre, Chef du gouvernement, et qui dévoilent les contraintes à mettre en application par tous les Chefs de département ministériel, le ministère des Transports dont j’ai la haute charge de faire implémenter, mais alors avec toute la rigueur, les mesures restrictives qui doivent désomais gouverner l’administration des transports dans tout le triangle national , veillera au respect scrupuleux desdites mesures.
Il faudra comprendre que, des transports routiers en passant par les transports aérien et ferroviaire, des mesures drastiques ont été prises pour que des vies soient épargnées. Des communiqués y relatifs ont été publiés et j’attache du prix au respect scrupuleux des directives qui s’imposent à notre secteur.

2- Quelle est la capacité de suivi qu’a le ministère des Transports pour mettre en œuvre ces mesures ?

Il faut déjà comprendre que le ministère des Transports a des services déconcentrés sur toute l’étendue du territoire. De concert avec les administrations partenaires dont la police, la gendamerie et l’armée, des descentes sur le terrain seront faites pour s’assurer que les opérateurs du secteur des transports mettent en œuvre toutes les mesures prescrites dans les quatre sous-secteurs des transports.
Si vous faites un tour dans quelques agences de voyages, vous constaterez que des points de lavage des mains ont été aménagés.
La fermeture des frontières aériennes, aux compagnies desservant notre pays, est déjà effective. L’exception est faite aux vols cargo et à ceux bénéficiant d’une autorisation spéciale qui devront tout aussi se soumettre aux mesures sanitaires prescrites par le ministère de la Santé.
Au niveau des plateformes portuaires, les frontières ont été fermées à tous les navires effectuant le transport des passagers et la désinfection des mains est imposée à tous les points d’entrée.
De concert avec l’armée, les contrôles sont régulièrement faits pour empêcher les embarcations clandestines de naviguer sur nos eaux. De la question de l’arraisonnement, j’ai répercuté les très hautes instructions du Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, de favoriser l’entrée de tous les navires marchands mais de mettre en observation l’équipage pour des raisons sanitaires.
Au niveau des transports ferroviaires, instruction a été donnée à la société CAMRAIL de mettre en place une Cellule de crise pour la lutte contre le COVID 19.

3- La conséquence de ces mesures sera certainement l’inflation des tarifs de transports. Quelles sont les dispositions que le ministère a prises pour éviter cela ?

Comme je l’ai dit au début de mon propos, nous sommes en guerre contre une maladie et chacun de nous devrait, à son niveau, aussi petit soit-il, contribuer à barrer la voie au COVID-19. Et le ministère des Transports ne tolèrera pas que de spéculateurs en profitent pour se remplir les poches en augmentant les tarifs de transport.
Je voudrais dire, et avec toute la fermeté que la non mise en œuvre efficiente de ces mesures est susceptible de conduire à l’arrêt total, pendant quinze jours au moins, de l’ensemble des activités de transport urbain, périurbain et interurbain. Il faut, aujourd’hui, comprendre que la vie n’a pas de prix et le COVID-19 nous impose un rythme de fonctionnement qui doit être respecté par toutes les populations et partant, par tous les opérateurs du secteur des transports. Il n’est pas question ici de spéculer, il est question de sauver des vies.
Nous prescrivons donc aux opérateurs du secteur des transports : de désinfecter leurs véhicules, d’éviter les surcharges, de respecter la distanciation entre les passagers, de respecter les règles d’hygiène en général et de veiller à l’affichage des numéros verts du ministère des Transports (8204) et de celui du ministère de la Santé Publique (1510).

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